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Meurtre aux Pétales de Rose : L’affaire implique l’utilisation du réactif BLUESTAR® Forensic

L'affaire du meurtre brutal de Christina Parcell en Caroline du Sud attire l'attention nationale et met en lumière l'utilisation de BLUESTAR Forensic, une solution de détection de sang.

Le 13 octobre 2021, Christina Parcell, une technicienne de 41 ans travaillant à la Foothills Veterinary Hospital à Greenville, a été retrouvée morte après avoir été poignardée de manière horrible dans une maison à Greer, en Caroline du Sud. La scène de crime, décrite comme très violente, comprenait des éléments rituels troublants, notamment des pétales de rose saupoudrés autour du corps de Parcell.

Pour aider à résoudre cette affaire complexe, les enquêteurs ont utilisé BLUESTAR® Forensic, un réactif de détection de sang. Des tests de pulvérisation de BLUESTAR® ont été effectués dans plusieurs zones de la maison, notamment les salles de bain, et ont produit des résultats positifs pour la présence possible de sang. Ces tests ont aidé les enquêteurs à recueillir des preuves cruciales dans cette affaire.

Plusieurs arrestations ont été effectuées en relation avec le meurtre de Parcell, révélant des couches inattendues dans cette affaire. Bien que l’enquête se poursuive, l’utilisation de BLUESTAR® Forensic dans cette affaire démontre l’importance de la technologie moderne pour aider les forces de l’ordre à résoudre des crimes violents.

Pour en savoir plus sur cette affaire en cours et les détails de l’enquête, consultez l’article original ici :

[https://www.fitsnews.com/2023/03/16/rose-petal-murder-south-carolinas-next-true-crime-saga/].

Biologie : Faire parler le sang (Banque des Savoirs)

Le "Bluestar" est un produit révolutionnaire. Sa fonction : révéler les taches de sang, toutes les taches de sang, même celles qui ont été effacées à grande eau.

Le “BlueStar” est un produit révolutionnaire. Sa fonction : révéler les taches de sang, toutes les taches de sang, même celles qui ont été effacées à grande eau. Il suffit de pulvériser le BlueStar pour les voir apparaître sous la forme d’une lueur d’un bleu électrique. Le produit est si sensible qu’il permet de détecter une goutte de sang même si elle a été diluée 100 000 fois. Non seulement il fournit aux enquêteurs des indications sur les événements qui se sont produits, mais, en plus, il leur indique l’endroit où réaliser des prélèvements de sang aux fins d’analyse génétique.

À l’origine de cette substance, il y a le luminol, une molécule luminescente connue depuis des décennies des services de police aux États-Unis et dans d’autres pays, mais très peu facile d’emploi. Un Américain a l’idée d’en faire commerce pour que les chasseurs puissent suivre la trace du gibier blessé. En 2000, Jean-Marc Lefebvre Despeaux, qui possède à Monaco une société vendant des articles pour chasseurs, se met en tête de l’améliorer. Le résultat ne se fait pas attendre : avec le concours d’un chercheur du CNRS, le luminol devient trois fois plus performant et prend le nom de BlueStar.

En 2001, Jean-Marc Lefebvre Despeaux loue un stand dans un grand salon spécialisé dans les questions liées à la sécurité en espérant qu’il attirera l’attention de certains visiteurs professionnels. C’est là qu’il fait la connaissance d’un scientifique de l’IRCGN. Bien sûr, le BlueStar est intéressant, mais ne risque-t-il pas de dégrader l’ADN ? Des essais sont réalisés avec le concours de l’IRCGN à la suite desquels la formule du produit est légèrement modifiée de manière à laisser intactes les informations génétiques. Aujourd’hui, le BlueStar est un succès planétaire : il est vendu aux polices scientifiques de 78 pays. “C’est comme cela que la recherche avance, explique le Dr Yves Schuliar, à la suite de rencontres et grâce à notre activité de veille continue.” (Sur le site de la société BlueStar Forensic sont mises à disposition des vidéos permettant d’expliquer par l’image, à partir de cas réels, l’utilisation du produit par la police scientifique).

Pour faire parler le sang, il peut aussi être utile de se munir d’un ordinateur. Imaginons une pièce dont les murs sont constellés de projections de ce liquide vital. Aujourd’hui, les techniciens de la police scientifique sont en mesure d’en réaliser un relevé précis grâce à la photogrammétrie, technique permettant de reconstituer un objet en trois dimensions, en l’occurrence le volume d’une pièce, et de localiser avec une grande précision toutes les taches de sang. “Avec des étudiants de l’université de Marne-la-Vallée qui se destinent à devenir ingénieurs, nous avons conçu un logiciel baptisé Escrime, capable de tirer parti de toutes ces données”, explique l’adjudant Philippe Esperança, spécialiste de la morphoanalyse (analyse de forme) des traces de sang à l’IRCGN.

Après avoir “digéré” les relevés photogrammétriques, le programme est capable de reconstituer la scène. Les projections n’ont pas la même morphologie selon que l’instrument qui a servi à les faire était un chandelier ou un couteau. De plus, leur forme indique avec une certaine précision le lieu d’où elles proviennent. Au final, le logiciel est capable de dire combien de coups ont été portés et, même, où se trouvait la victime, debout ou à terre, par exemple. “D’autres pays, comme le Canada, pionnier dans le domaine, ont développé des logiciels équivalents, note l’adjudant Philippe Esperança. Mais plusieurs d’entre eux aimeraient disposer d’Escrime qui est capable, après analyse, de représenter la scène de crime en trois dimensions.”

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L'histoire de Bluestar

Comment travaille la police scientifique ?

Comment travaille la police scientifique ?
(Le Mag de France Bleu Poitou)

(France bleu : 21 Janvier 2022)

“Pour identifier la présence de sang qui ne se voit pas à l’œil nu, parce que la scène a été nettoyée avant l’arrivée de la police, la police scientifique utilise le Bluestar pour révéler les traces effacées”

La télévision adore la police scientifique, parce qu'il y a des crimes, des enquêtes, des mobiles et que l'on découvre le quotidien des policiers et des médecins légistes.

Petite histoire de la police scientifique

Avant les premiers outils de la police scientifique, les témoignages et les aveux permettait d’emporter la conviction sur la culpabilité d’un suspect. Alphonse Bertillon (1853 – 1914) a fondé en 1882, le premier laboratoire de police d’identification criminelle. Il a constitué la base de l’anthropométrie judiciaire, qui permet l’identification des personnes.

Dix ans plus tard, Francis Galton met en place l’identification systématique par les empreintes digitales. Les autres outils précieux lors d’une affaire criminelle sont la présence de traces, les photos de la scène et un plan de la scène. La police scientifique fait des constations sur les lieux, elle fait des vérifications et recoupe les informations récoltées. Elle met en œuvre toutes les techniques pour matérialiser les faits.

Dans quelles affaires intervient la police scientifique ?

Le quotidien de la police scientifique de Poitiers, c’est d’intervenir – dans l’ordre du nombre de cas – sur les cambriolages, les vols à la roulotte, la découverte de véhicules volés, les cadavres (trouvés sur la voie publique, non identifiées, morts suspectes…), les violences aux personnes, les dégradations, les accidents mortels, les accidents du travail, les viols et les trafics de stupéfiants.

En France en 2020, la police a fait 350 000 interventions et 50 000 identifications. Sur Poitiers, elle a fait 2000 déplacements et 250 identifications.
La police scientifique cherche la preuve matérielle en suivant un protocole très précis. Sur les lieux de la scène, elle commence par faire des prises de vue pour figer la scène, rechercher des traces et des indices, installer des cavaliers (ces petits numéros qui identifient les objets de la scène sur les photos) et faire des prélèvements (objets, armes).

Les outils de la police scientifique

Un certain nombre de prélèvements sont faits sur une scène de crime et auprès du ou des suspects : empreintes digitales, poils, sperme, résidus de tir sur la main qui aurait tiré, présence de sang. Pour identifier la présence de sang qui ne se voit pas à l’œil nu, parce que la scène a été nettoyée avant l’arrivée de la police, la police scientifique utilise le Bluestar pour révéler les traces effacées. Le luminol fait réagir le fer contenu dans le sang.

Le laboratoire de Poitiers de la police scientifique est un site pilote en France pour le service criminalistique numérique.

La médecine légale et l'ADN au service de la vérité

La médecine légale est un outil incontournable de la police scientifique. L’autopsie permet de déterminer les circonstances de la mort. Les médecins légistes font deux types d’examens : 

l’examen externe du corps pour déterminer les traumatismes ante-mortem et post-mortem. L’autopsie est une ouverture du corps qui permet d’identifier les types de traumatismes, les violences, les coups, de faire de prélèvements, de voir l’état des poumons (en cas de noyade) et d’identifier un corps en mauvais état, en faisant un prélèvement sur le fémur. Les médecins légistes remettent un rapport d’autopsie médico-légale.

L’ADN est un outil utilisé au quotidien par la police scientifique, y compris pour les cambriolages. L’ADN est souvent un espoir pour les cold case, ces affaires non résolues depuis des années (comme l’affaire Grégory ou l’affaire Omar Raddad). Pour être efficace, il faut des échantillons en quantité, de qualité et une bonne conservation des scellés, car les ennemis de l’ADN sont connus : la lumière, l’humidité, la chaleur, les rayons UV…

 

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Autres articles de presse

Chronique de la Journée des Forces Armées à la caserne Bruc

« L’armée espagnole veut se faire aimer. »

Cela pourrait être le titre des chroniques qui sont écrites après la visite de la caserne Bruc (carrer de l’Exèrcit, 7), qui du 5 au 7 juin a ouvert ses portes aux Habitants de Barcelone à l’occasion des activités autour de la Journée des Forces Armées (DIFAS, 6 juin).

Il se fait aimer parce qu’il tend la main.

Les paroles de la chanson El paso del Ebro, chantée par les soldats républicains dans la tristement célèbre guerre civile (plus précisément, après la bataille de l’Èbre, du 25 juillet au 16 novembre 1938), peuvent être entendues dès que vous franchissez le seuil de cet Exin Castillos.

Les services de la Garde Civile rassemblent plusieurs spécialités: groupe spécial d’activités sous-marines; désactivation explosive et service de défense cbrbq (nucléaire, radiologique, biologique et chimique); service de protection de la nature; le service maritime; l’équipement cynologique (dressage de chiens) et le laboratoire du crime avec ses porte-documents pour trouver des empreintes de pas, plus le réactif « bluestar forensic » (« le développeur de sang le plus efficace sur le marché »).

Police scientifique, les chasseurs d’indices

Tarbes: Police scientifique, les chasseurs d’indices

La nouvelle république des Pyrénées : November 4, 2021

La police technique et scientifique de Tarbes nous a ouvert les portes de son service, le temps d’une journée. Rencontre avec ces techniciens dont le métier nourrit tous les fantasmes.

“Ils ont fracturé la porte et tout mis sens dessus dessous.” Un retraité tarbais, victime d’un cambriolage, dresse le triste état des lieux au technicien de police scientifique dépêché sur place.

“Vous n’avez rien touché ?” s’enquiert Nicolas Levan, ganté et appareil photo en main. Le policier veut tout savoir. “À quelle heure êtes-vous parti ? Cette porte est-elle toujours fermée ?” Et lorsqu’il repère de la boue encore fraîche au sol, il demande à voir le jardinet à l’arrière. “Ils sont sûrement passés par là.”

Car avant de sortir écouvillons et poudre révélatrice, encore faut-il comprendre le cheminement des auteurs pour repérer les surfaces sur lesquelles ils auraient, par chance, déposé empreintes digitales et traces génétiques. Mais cette fois, chou blanc. Boîtes à bijoux et coffret en bois jetés négligemment sur le lit ne permettent pas au technicien de relever la moindre trace de doigt.

Fichés à la trace

“Le cuir et le bois sont des supports sur lesquels la poudre n’accroche pas .” Dernier espoir, prier pour que les cambrioleurs aient “essaimé” un peu de leurs ADN sur les poignets de la commode. “Une fois le prélèvement effectué, nous fermons le scellé et l’envoyons pour analyse. Si traces biologiques il y a , elles seront comparées dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).” L’un des deux outils quotidiennement alimenté par les forces de l’ordre avec le Faed, fichier automatisé des empreintes digitales.

Scannés sur place, les scellés prennent ensuite la direction du laboratoire de la police scientifique de Toulouse, l’un des cinq accrédités pour effectuer les révélations en France (avec Lille, Paris, Marseille et Lyon) , depuis la centralisation opérationnelle des plateaux techniques en 2018.

Science et délits quotidiens

“Il y a plusieurs niveaux dans la police scientifique. La police judiciaire, qui traite les grosses affaires criminelles, et les services scientifiques de sécurité publique départementale.”

À Tarbes, Nicolas Levan travaille avec trois agents sous sa responsabilité. Toutes des femmes. “Nous faisons essentiellement du délictuel.” Signalisations des gardés à vue (prises d’empreintes papillaires et génétiques), vols à la roulotte (dans les voitures), cambriolages… représentent 90 % de leur activité. Mais parfois, les membres du service sont appelés pour des faits bien plus dramatiques.

Bluestar du crime

“Le cuir et le bois sont des supports sur lesquels la poudre n’accroche pas .” Dernier espoir, prier pour que les cambrioleurs aient “essaimé” un peu de leurs ADN sur les poignets de la commode. “Une fois le prélèvement effectué, nous fermons le scellé et l’envoyons pour analyse. Si traces biologiques il y a , elles seront comparées dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).” L’un des deux outils quotidiennement alimenté par les forces de l’ordre avec le Faed, fichier automatisé des empreintes digitales.

“Quand une affaire n’est pas résolue après plusieurs mois, c’est souvent qu’il y a eu des failles lors des premières constatations scientifiques.” Lorsqu’il passe le Bluestar dans la salle de bains de Florence, les murs se maculent de sang nettoyé. “C’est un produit très puissant. Les spécialistes en morphoanalyses ont pris le relais pour interpréter les traces.” Des expertises qui ont été confrontées aux dires de l’auteur présumé, et fragilisé sa version des faits. S’il confie qu’être exposé à une telle violence peut-être difficile psychologiquement, Nicolas Levan- exprime le sentiment du devoir accompli. “Sur ce dossier, j’ai pu participer à la manifestation de la vérité, au profit de la victime.”

Mythe Américain

Loin de l’image véhiculée par les séries policières américaines, la police technique et scientifique de proximité est essentielle dans le traitement des affaires du quotidien . “J’aimais bien les Experts Las Vegas. Mais le système judiciaire américain et le nôtre ne fonctionnent pas de la même façon.” Et de briser un mythe : “Il n’y a qu’à la télé qu’on retrouve systématiquement un ADN à partir d’un seul cheveu.”

Comment devenir policier scientifique?

Ingénieur, technicien principal ou agent de police technique et scientifique, plusieurs possibilités s’offrent à vous pour exercer ce métier d’expert. Pour devenir technicien principal , il faut être titulaire d’un Bac +2, de préférence scientifique ou science et technologies de laboratoire (STL). Classe préparatoire aux grandes écoles de chimie, licence universitaire en physique chimie, Bts bio analyses et contrôles sont les études post Bac à privilégier, pour préparer le concours du ministère de l’Intérieur.

“Pour ma part, j’avais tenté le concours une première fois”, explique Nicolas Levan. “Le niveau était très élevé.” Après une carrière de préparateur en pharmacie, il a pu devenir technicien grâce à un système d’équivalences. Un technicien principal peut ensuite devenir ingénieur en police technique et scientifique à l’issue de 4 ans d’expérience dans le service public, et l’obtention d’un concours en interne.

Affaire Lemerle : des traces de sang révélées au Bluestar

Au premier jour du procès de Vanessa Lemerle pour la séquestration violente de son frère

Le quotidien : 26.10.2021

Au premier jour du procès de Vanessa Lemerle pour la séquestration violente de son frère le 10 avril 2018 à Saint-Gilles, la directrice d’enquête est longuement revenue sur les circonstances de la découverte des faits.

« Il était stoïque à l’arrivée des gendarmes. Mais une fois sorti de l’hôpital, il semblait terrorisé, réalisant qu’il aurait pu mourir. » Invitée à déposer à l’occasion de la première journée du procès de Vanessa Lemerle et de son compagnon (notre édition d’hier), la gendarme chargée de diriger l’enquête raconte les premiers contacts avec Nicolas Lemerle ce 10 avril 2018, alors que le Saint-Gillois indique avoir victime d’une violente séquestration à son domicile.

Sur place, « les constatations collent bien avec ses déclarations », comme le relève la présidente Virginie BellouardLes militaires découvrent d’abord « les deux chiens groggy et avachis. » À l’entrée de la villa, des restes de nourriture pour animaux. Et dans la poubelle, un tube de somnifère laissant penser que les chiens ont été drogués. Dans le jardin, près d’un arbre, « une corde, un tuyau d’arrosage et un flexible de douche » que la victime a décrit comme ayant servi à l’attacher.

Et dans la maison, « des traces de sang absolument partout, ça m’avait marqué » raconte l’enquêtrice de la brigade des recherches de Saint-Paul. Sur l’oreiller du lit, dans le salon, sur des draps du bureau. « Et surtout dans la salle de bains, avec de larges projections sur les murs. » Tout colle avec le récit de Nicolas, tiré de son lit vers 00h30 cette nuit-là par un mystérieux agresseur en survêtement noir, roué de coups avec ce qu’il prend d’abord pour « une matraque », puis l’avant-bras lacéré à l’aide d’un couteau.

La gendarme raconte également ses découvertes au domicile de Vanessa Lemerle à la Saline-les-Bains, puisque c’est bien sa propre sœur que Nicolas soupçonne d’être l’instigatrice de son agression. Il faut dire que, durant les trois à quatre heures que dure sa séquestration, l’homme en noir a fait plusieurs fois référence à Vanessa et à un conflit au sujet de l’héritage de leur père, feu le président de la chambre des notaires Paul Lemerle.

« Perplexe quant à sa bonne foi »

« Dans le jardin, non loin de la voiture au capot encore chaud, on va découvrir deux petits tas de cendres fumantes. » Dans l’un d’eux, un reste de chaussette grise correspondant à une autre chaussette trouvée dans la Peugeot 208 de Vanessa Lemerle, et que Nicolas a décrit comme ayant servi de gants à son agresseur lorsqu’il l’a menacé avec une tronçonneuse. Une machine d’une marque particulière, habituellement rangée dans l’abri de jardin de chez Vanessa Lemerle et que les gendarmes trouvent non loin de la voiture. Il y a aussi ce paquet vide de Chesterfield, la marque des mégots retrouvés devant le portail de la maison de Nicolas Lemerle.

Et puis, sous le lit de Vanessa, il y a cette lampe torche gros modèle de marque Maglite, qui ressemble à ce que la victime avait dans un premier temps pris pour une matraque et qui a servi à la frapper. Passée au révélateur Blue-star, la lampe s’avère être porteuse de traces de sang ayant été nettoyées…

La gendarme se remémore l’attitude Vanessa Lemerle, qui dit n’avoir rien constaté d’anormal cette nuit-là, et qu’elle vit seule. Alors que les militaires ont aperçu un homme tirer brusquement le rideau d’une des chambres. « Sa version ne collait pas à nos constatations, et j’étais perplexe quant à sa bonne foi, aussi ai-je décidé de la placer en garde à vue » raconte l’enquêtrice.

Au fil des auditions, elle va découvrir la haine viscérale que semblent se vouer le frère et la sœur

Au fil des auditions, elle va découvrir la haine viscérale que semblent se vouer le frère et la sœur, et pas seulement depuis le décès de leur père ou pour une question d’héritage. C’est la sœur aînée, Emmanuelle, qui le confirme depuis son domicile à Londres. « Le conflit a toujours existé entre eux, même lorsqu’ils étaient enfants. Et pour Emmanuelle, il n’y a pas de problème de succession, leur père les a tous mis à l’abri » relate la gendarme.

Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que leur relation dérape dans les violences. « En 2010, lors d’un anniversaire il y a eu une dispute qui a donné lieu à une plainte de Vanessa Lemerle », se remémore la directrice d’enquête. Cette fois-là, c’est Nicolas qui aurait frappé Vanessa… à l’aide d’une grosse Maglite.

La rancune, au point d’engager un homme de main pour aller terroriser son frère, voire « lui couper un doigt ou un membre », façon « films de gangsters » comme le dira M’Barki ? « On ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un lien avec l’utilisation de cette lampe », fait remarquer la présidente.

Brièvement interrogée hier, Vanessa Lemerle continue de se dire étrangère à toute forme de complicité dans les faits reprochés. Reprise des débats ce matin, avec l’audition des témoins.

Un laboratoire de crime portable à la pointe de la technologie

La première femme biologiste médico-légale du Costa Rica a conçu un laboratoire de crime portable à la pointe de la technologie

MENAFN : 18.09.2021

En 2010, Tatiana López devait présenter un projet universitaire, elle travaillait déjà dans le pouvoir judiciaire et, avec son partenaire, Alejandro Castillo, réfléchissait pour son travail à l’un des rêves qu’elle avait depuis des années, la conception d’un laboratoire portable où, dans des conditions adéquates, des analyses des scènes de crime qui ont été modifiées peuvent être effectuées. Une décennie plus tard, sa tâche a évolué, le rêve a été réalisé et le laboratoire est devenu une réalité et a fait partie des nombreuses innovations que le Costa Rica a eues en médecine légale .

A 49 ans, Tatiana López n’hésite pas à regarder le passé et à se remémorer chacun des obstacles qu’elle a traversés pour perfectionner les techniques d’analyse des scènes de crime et, mieux encore, elle regarde vers l’avenir car elle a encore beaucoup de rêves à réaliser. remplir. .

Son travail a été développé dans le département des sciences médico-légales et l'unité canine, en ce moment il travaille sur un projet d'amélioration des techniques

« En ce moment, je suis en charge d’un projet appelé la consolidation de l’équipe multidisciplinaire et de criminologie de terrain, et l’idée est de former une équipe où nous travaillons sur des scénarios hautement spécialisés, mais aussi au sein de mon travail et ce que j’ai en charge est tout ce que sont les scènes, l’analyse et la collecte de preuves dans des scènes modifiées où il est présumé qu’un événement criminel s’est produit et que cela a été tenté d’effacer et c’est pourquoi on les appelle des scènes modifiées, où le sang n’est pas vu à travers avec à l’œil nu, ce que nous appelons des tests sanguins latents.

“Nous faisons aussi la recherche de preuves avec du sang dans les scènes, que ce soit dans des sites fermés ou ouverts, la recherche de restes humains et en ce moment nous avons aussi la partie de la recherche de preuves avec du sperme et dans un avenir relativement proche, la recherche pour l’odorat humain à travers des signes, ceci en mélangeant ou en mélangeant, en utilisant des chiens spécialisés et des tests et équipements de laboratoire », a-t-elle expliqué.

Pour mener à bien le travail, Doña Tatiana a besoin de techniques spécialisées, l’utilisation du luminol BLUESTAR « avec laquelle on peut voir le sang quand on ne peut pas le voir à l’œil nu ».

“Avec le sang dans l’œil” Bioarchéologie et Biomatériaux.

"Avec du sang dans l'œil". Romano et al. Axe 1 - Bioarchéologie et biomatériaux.

Présentation de l’article “With blood in the eye”. Révéler et documenter les traces de sang latent dans les matériaux archéologiques.

Ce document est présenté par Andrés Romano, Sara López Campeny, Jorge Martínez et Juan Ronelli.

Les trois premiers auteurs appartiennent à l'”Instituto Superior de Estudios Sociales” (ISES-CONICET) et à l'”Instituto de Arqueología y Museo” (IAM-UNT), tandis que Juan Ronelli est directeur de la spécialisation en analyse de scènes de crime, coordinateur du domaine des sciences naturelles du diplôme de criminalistique et chargé de cours à l'”Instituto Universitario de la Policía Federal Argentina” (IUPFA).
Police (IUPFA).

Autres articles

Affaire Troadec : traces de sang, combustion des corps, la parole aux experts.

Le procès de Hubert Caouissin et Lydie Troadec s'est poursuivi avec le témoignage des experts qui ont travaillé sur l'affaire.

France info : 29.06.2021

Le procès de Hubert Caouissin et Lydie Troadec a lieu à Nantes aux assises de Loire Atlantique jusqu’au 9 juillet 2021.

Ce mardi 29 juin, la journée a été consacrée au récit des experts qui ont travaillé sur le quadruple meurtre de la famille Troadec à Orvault, près de Nantes, en février 2017.

Reprise de l’audience à 9h15. La présidente de la cour d’assises, Karine Laborde, appelle Pascal Olivier, expert en empreintes génétiques.

Pascal Olivier explique rapidement le principe de l’ADN. Comment il peut exclure un individu avec affirmative quand les caractéristiques générales sont différentes. Mais deux individus peuvent avoir un profil génétique proche. Qu’il faut alors affiner.

“Nous avons utilisé un réactif spécifique du chromosome Y pour faire apparaitre des particularités de l’ADN. Nous avons utilisé le Bluestar comme réactif au sang humain. Il réagit particulièrement aux globules rouges”.

Trois lieux, la scène de crime, la voiture 308, et la ferme.

“Nous n’avions pas de corps. À partir d’accessoires, de vêtements, nous avons pu trouver quatre ADN, et vérifier qu’ils appartenaient bien aux personnes disparues. Avec des gants de toilette ou brosse à dent trouvées aux domiciles des enfants nous avons pu valider facilement ces ADN”.

“Pour la scène de crime, nous avons trouvé du sang de Brigitte dans le garage, la chambre parentale, la chambre de Sébastien, la salle de bain, en mélange avec deux autres, Pascal et Sébastien”.

“Pascal, on le retrouve dans le garage, l’entrée, la chambre, l’escalier”

(Pascal Olivier, expert en empreintes génétiques)

“Sébastien, le lit de sa chambre, sur un smartphone, dans le garage, sur un interrupteur de la salle de bains. Les médias ont fait état de sa culpabilité, nous avons pu oublier cette hypothèse, dit-il, poursuivant, sous l’armoire de Charlotte nous avons retrouvé l’empreinte génétique de Brigitte et de Pascal”.

"Il y a une probabilité d’erreur de 1 sur 29 millions de milliards"

“Dans la cuisine, nous avons des bols des mugs, nous avons sur un verre deux empreintes en mélange. L’une de Sébastien, l’autre inconnue. Qui s’est révélée être celle de Hubert Caouissin. Il y a une probabilité d’erreur de 1 sur 29 millions de milliards. Nous retrouvons également l’ADN d’Hubert Caouissin sur le fauteuil bleu dans le jardin”.

“Peu d’endroits où nous retrouvons des empreintes génétiques de Charlotte. Sur le stéthoscope de Charlotte notamment (ce n’est pas celui dont parle Hubert Caouissin), sur les parties que l’on met dans les oreilles”.

“Dans le véhicule 308, nous avons eu 76 prélèvements, là on retrouve les empreintes génétiques des victimes hors traces de sang, nous retrouvons l’ADN d’Hubert Caouissin sur la commande de ventilation et sur le rétroviseur intérieur”.

Nous retrouvons avec le Bluestar les empreintes génétiques de Pascal, Brigitte, et Sébastien

(Pascal Olivier, expert en empreintes génétiques)

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Présumé tueur en série: nouvelles fouilles et Bluestar au verger

La scène de crimes à Mare-d'Albert dissimulerait-elle d'autres sordides secrets ?

 En tout cas, cette affaire qui défraye la chronique depuis le vendredi 28 mai est loin d’être close. De nouvelles fouilles dans le verger de letchi que surveillait le présumé tueur en série Umyad Ebrahim, sont prévues ce mardi 1er juin. Un exercice de Bluestar sera aussi pratiqué dans la pièce se trouvant dans le verger, pour retrouver des traces de sang.

Lors d’une descente dans le verger, hier, lundi 31 mai, des limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) ont retrouvé une paire de sandalettes et un portable. Pour l’heure, ils ignorent  qui en est la propriétaire.La découverte récente des cadavres de deux quadragénaires enterrées dans un verger de letchis a choqué leurs proches. Le présumé meurtrier, interné à l’hôpital psychiatrique, chassait-il ses proies sur sa page Facebook. Aurait-il fait d’autres victimes ?

Le portable d’Umyad Ebrahim a été envoyé à l’IT Unit pour être vérifié. Ses messages seront décryptés pour retracer des témoins, qui seront appelés pour faire la lumière sur cette affaire. Les enquêteurs soupçonnent qu’il se serait confié à des «amis».

Flash-back. En octobre dernier, Zahira Ramputh, 40 ans, fait la connaissance d’Umyad Ebrahim, 38 ans, un grand romantique sur les réseaux sociaux. Elle finit par aller vivre avec lui après quelques semaines et croit que le trentenaire lui voue un amour sincère, mais cette mère d’une adolescente de 17 ans se trompe lourdement. En janvier, une dispute éclate dans le couple. La quadragénaire avait appris l’existence d’une autre jeune femme dans la vie du présumé meurtrier. Les deux femmes se chamaillaient pour être l’élue d’Umyad Ebrahim.

Mais peu après, la jeune femme, une dénommée Shenaz, devait faire marche arrière. Les enquêteurs soupçonnent que c’est l’existence de cette autre jeune femme qui a tout déclenché.

Sous traitement psychiatrique

D’autre part, les enquêteurs ont aussi rencontré les médecins traitants d’Umyad Ebrahim à l’hôpital psychiatrique, qui affirment qu’il est toujours sous traitement et qu’ils ne peuvent se prononcer dans l’immédiat si le présumé meurtrier pourra faire face à un interrogatoire.

Pour rappel, cette histoire a été révélée au grand jour une semaine plus tôt. Umyad Ebrahim, un patient psychiatrique de 38 ans admis à la High Security Ward de l’hôpital Brown-Séquard (BSH) reçoit la visite d’un proche. Il lui demande de signer sa décharge de l’hôpital BSH. Il lui explique que depuis la mort de Zahira Ramputh, il souffre de dépression. Une chanson, postée sur sa page Facebook, d’un jeune homme qui tue une jeune femme dont il est éperdument amoureux fait le déclic dans la tête de ce proche. Celui-ci contacte alors les proches de Zahira Ramputh à Vallée-Pitot, qui n’étaient pas au courant de la nouvelle de la mort. Une des sœurs de la victime se rend alors à l’état-civil pour consulter l’acte de décès et ensuite à la police pour rapporter sa disparition.

Pressé de questions des enquêteurs de la MCIT, Umyad Ebrahim a affirmé que Zahira Ramputh s’est suicidée et qu’il l’a enterrée dans un endroit près de sa maison, à Mare-d’Albert, quand le corps a commencé à se décomposer. Il y a conduit les enquêteurs, vendredi. Après plusieurs heures de fouille, les restes de la quadragénaire de Vallée-Pitot enveloppé dans un drap sont déterrés dans le verger de letchis.

Dans la même soirée, les proches de Hema Coonjoobeharry, une habitante de Bambous disparue depuis le 10 mai, apprennent la nouvelle par les médias. Ils étaient au courant de la liaison qu’entretenait la quadragénaire avec Umyad Ebrahim et ils avaient rapporté sa disparition le 22 mai. Ils alertent aussitôt la MCIT et les enquêteurs débarquent de nouveau à la BSH. Le présumé meurtrier leur avoue alors l’avoir tuée en l’étouffant, car elle ne voulait pas rentrer chez elle. Cette dernière l’avait rejoint dans la bicoque se trouvant dans le verger, le 10 mai, soit le jour de ses 40 ans. Après trois jours, il avait demandé à l’habitante de Bambous de rentrer chez elle mais celle-ci avait refusé, a-t-il soutenu. La police a retrouvé son cadavre enterré à quelques mètres du premier dans le même verger de letchis.

Le suspect a été examiné par un psychiatre et un médecin de la police. Un rapport sur son état de santé est attendu.

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