Affaire Alexia Daval : d’autres actes et auditions à venir

L’est Républicain: 07.07.2018

De nouvelles expertises de police scientifique
Une quarantaine d’experts en tous genres ont déjà travaillé sur le dossier : pas moins de cinq médecins légistes ; plusieurs experts en automobile de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (traces de pneu, analyse du tracker…) ; une armée de techniciens en identification criminelle pour le prélèvement des traces laissées en différents lieux (ADN, pollen, empreintes, drap…) ; des spécialistes du feu et des informaticiens…

« Tout est revenu sans intérêt, si ce n’est l’autopsie qui montre qu’Alexia a été massacrée », soupire Me Florand (lire par ailleurs). Un déchaînement de violence qui fait dire à l’avocat que, « décidément, rien ne colle entre les différentes déclarations de Daval et les éléments objectifs du dossier ».

Est-ce à dire qu’en matière d’expertise, tout a été tenté ? Sans doute pas. Le magistrat instructeur va devoir tenir compte des dernières déclarations de Jonathann Daval et agir vite. De nouvelles expertises téléphoniques (analyse des fadettes, bornage, SMS…) devraient être lancées, s’agissant cette fois des communications passées par les membres de l’entourage familial, que Daval met aujourd’hui en cause. Le dispositif de vidéosurveillance de la ville de Gray pourrait être passé au crible.

Si une perquisition de la maison des parents paraît difficile, une recherche de traces à leur domicile, selon la méthode du « Bluestar », semble de même « inévitable », concède leur avocat. C’est là, en effet, que Daval situe à présent le crime. « Le juge instruit à charge et à décharge, il va donc procéder à des vérifications », observe l’avocat des parties civiles. Selon Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, beaucoup d’investigations « n’ont pas été faites » et « devront l’être » à la lumière des déclarations de son client.

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Sud Ouest : Meurtre à coups de déambulateur : 30 ans de réclusion requis contre Danièle Louis

L’avocat général Jean-David Cavaillé a démontré la volonté de donner la mort de l’accusée

L’avocat général Jean-David Cavaillé a requis ce vendredi matin une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Danièle Louis, assortie d’une période de sûreté de 15 ans. Cette dernière est accusée du meurtre de son mari Christian Gonda, le 16 décembre 2015 à Saint-Genis-d’Hiersac.

« Un meurtre presque parfait », a indiqué le magistrat. « Un meurtre qui aurait pu servir de synopsis à un épisode d’Esprits Criminels, série dont le couple était fan. Tout était en place pour que ça passe pour une mort naturelle, ou un accident », causé par des chutes à répétition de son mari. « Tout cela est mis en scène », assène l’avocat général qui a rappelé que la victime était la cible de violences conjugales régulières.

Dans son réquisitoire, Jean-David Cavaillé a rappelé que la mort avait été causée par une accumulation de coups ayant provoqué une importante perte de sang. A l’autopsie, le corps de Christian Gonda était en effet exsangue.

« Comme dans les séries policières, les gendarmes ont utilisé le Blue Star », cette technique permettant de révéler les traces de sang dans la maison. « Il y avait du sang partout », a insisté l’avocat général. « Je n’ai jamais vu ça. » Avec notamment une flaque de 4 m² dans le salon. Mais aussi dans la salle de bain et la buanderie.

« Tant qu’il râlait, je n’ai pas relâché »

Des saignements provoqués par des coups de déambulateurs, de balai et de poings, le samedi 12 décembre. Puis le mercredi, Christian Gonda est dans son lit et se plaint. Des râles qui auraient décidé sa femme de mettre fin à ses jours. Danièle Louis se serait alors saisie d’un lacet et aurait serré le cou de son mari. Avant d’attendre deux heures pour appeler les secours.

En fin de réquisitoire, l’avocat général a également insisté sur la volonté d’homicide. Qui fait encourir la réclusion à perpétuité à l’accusée. En s’appuyant sur cette strangulation avec le lacet. Et de citer les déclarations de l’accusée, dans une de ses dépositions. « Tant qu’il râlait, je n’ai pas relâché ». Le magistrat a demandé aux jurés « de ne pas oublier ces paroles. » Et de dire « oui », Danièle Louis a volontairement donné la mort à son mari.

Jean-David Cavaillé a également requis trois ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve à l’encontre de Jean-Laurent Jaminon pour non-empêchement de crimes. « Il n’a jamais entrepris la moindre démarche pour protéger son beau-père. Quand il a entendu ses plaintes, il n’a pas réagi. » Se contentant de nettoyer la mare de sang pour recevoir les voisins à l’apéritif, sans appeler les pompiers.

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Les experts Pontoise : à la rencontre des gendarmes scientifiques

Elle incarne une chef de groupe dans « Section de recherches », série phare de TF1. L’actrice Elise Tielrooy, qui s’est aussi lancée dans le thriller futuriste, planche sur son troisième livre.

Le 8 juin dernier, nous l’avons accompagnée à la rencontre des gendarmes scientifiques à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise. ADN, empreintes et profil psy : reportage avec des experts à la pointe !

Pour les accros aux faits divers, c’est un peu le Graal de pénétrer ici. C’est d’ailleurs suite à l’affaire Grégory que l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a été créé en 1987, à Rosny-sous-Bois. Depuis trois ans, bureaux et labos à la pointe de la technologie ont déménagé à Pontoise, au sein de l’immense Pôle judiciaire – quasiment 27 000 mètres carrés -. Chaque jour, ce sont 260 experts et techniciens – des militaires mais aussi des civils – qui viennent en renfort des gendarmes enquêteurs partout en France ou qui réalisent des expertises scientifiques à la demande des magistrats.

Ici, on ne parle pas des enquêtes en cours, logique, mais nous sommes face à ces acteurs de l’ombre, ceux qui permettent aux enquêtes de ricocher avec ce qui paraît au commun des mortels comme des rebondissements spectaculaires. Mais eux pensent avant tout aux victimes, à leurs proches, à tous ceux à qui une enquête de gendarmerie résolue va permettre parfois, doucement, pas à pas, de faire le deuil. C’est la petite trace de sang ou l’empreinte invisible à l’œil nu qu’ils traquent sans relâche. Ce sont eux par exemple qui travaillent non-stop sur l’affaire Maëlys.

Ce sont également eux qui ont créé le célèbre Bluestar, vous savez, le révélateur de sang.

Plus récemment, le chef d’escadron Hubac et son équipe ont mis au point, au sein du service central d’analyse génétique de la gendarmerie, un laboratoire mobile d’analyses ADN. « Une première mondiale ! » Une heure est nécessaire pour installer ce LABADN – c’est son nom – composé d’une camionnette blanche et de tentes gonflables s’élevant autour. Et il suffit de 2h30 aux experts pour en sortir un ADN. Ce labo résolument moderne peut donc se déplacer partout. La première fois qu’il a été utilisé ? Lors de l’attentat de Nice : en 48 heures, ce sont 200 ADN qui seront extraits, « des victimes et leur parentèle ». En janvier dernier, le LABADN s’est cette fois déplacé en Corse pour effectuer des prélèvements ADN sur 286 femmes. Un jeune enseignant avait été retrouvé assassiné en 2016, avec sur son corps des traces d’ADN féminin. Reste désormais à faire « matcher » les profils pour trouver la coupable.

Le lieutenant-colonel Chilliard, le chef d’escadron Hubac et Elise Tielrooy.

Au cœur du service central d’analyse génétique, surchaussures, blouse et charlotte obligatoires. Derrière les vitres, des techniciens masqués s’activent dans des salles stériles. Aucun air du couloir ne doit pénétrer dans le sas. Le chef d’escadron Hubac nous décrypte les différentes étapes : le prélèvement, l’extraction, l’amplification et la révélation de l’ADN. « La phase d’extraction est la plus longue mais aussi la plus contaminante. » Même un postillon va forcément atterrir quelque part donc la vigilance est de mise ! Les chiffres donnent le tournis : ce sont 135 000 prélèvements qui se font chaque année, soit 600 par jour au labo. On nous présente ensuite le GendSAG : « Même les experts Miami ne l’ont pas celui-là ! », plaisante le militaire. Cet outil révolutionnaire permet « l’analyse instantanée de traces biologiques ». Sur une scène de crime sanglante ou une catastrophe de masse, il est ainsi possible d’identifier rapidement les auteurs et les victimes. Dans ce département, ces passionnés travaillent désormais également à faire parler… les os.

« NOTRE TRAVAIL EST D’AIDER LES ENQUÊTEURS À LA COMPRÉHENSION DE LA SCÈNE DE CRIME. »

Nous poursuivons notre visite, direction le Département des sciences et du comportement, le plus féminin paraît-il. Quatre analystes femmes, spécialisées en psychologie criminelle, travaillent en binôme avec deux enquêteurs, se relayant ainsi 24h/24. Cette cellule a été créé en 2001, « suite à une affaire de tueur en série type Allègre », nous explique la Capitaine Le Maout. « 90% des dossiers que nous suivons sont des homicides particulièrement violents, sans mobile apparent. Notre travail est d’aider les enquêteurs à la compréhension de la scène de crime : pourquoi la victime a-t-elle autant de blessures par exemple ? » En gros, « dis-moi ce que tu as fait à ta victime et je te dirai qui tu es », résume-t-elle. Leur quotidien n’est jamais le même et « la liste des horreurs pas exhaustive ». On voit parfois dans les séries une victime avoir le visage recouvert et à chaque fois les enquêteurs expliquent que c’est un signe que l’agresseur la connaissait : alors, info ou intox ? « On appelle cela un geste de réparation : cela peut en effet signifier que l’agresseur connaissait sa victime et, s’il l’a violée et assassinée, c’est possible qu’il remonte son pantalon et sa culotte. Parfois, il recouvre son visage juste parce que c’est une vision ragoûtante », décrypte-t-elle. Ces pros tentent de déterminer les liens de l’agresseur avec la victime, l’existence de troubles de la personnalité et si celui-ci pourrait recommencer. Un travail de fourmi pour imbriquer les pièces du puzzle et esquisser un scénario… que les enquêteurs valideront ou non grâce à leurs investigations. Leur force ? Leur humanité. Et leur abnégation virant à l’acharnement pour faire parler les scènes de crimes. Quand ils rentrent chez eux, ils coupent, se font une bulle. Vie de famille, amis, sport : tout est bon pour prendre de la distance. Mais ils n’oublient pas, jamais. La Capitaine Le Maout croit-elle encore en la nature humaine ? « Parfois », lâche-t-elle dans un sourire.

La Capitaine Le Maout

« NOUS AVONS DES TRACES FRAÎCHES SUR LA MAJEURE PARTIE DES SCÈNES DE CRIME. »

Le capitaine Ledroit

Ici, à chacun sa spécialité. En tout, l’IRCGN compte 16 départements. Le capitaine Ledroit, son truc à lui, ce sont les empreintes digitales. « Saviez-vous que depuis 1902 on peut identifier une empreinte ? », nous lance-t-il, évoquant cette fameuse empreinte digitale composée de dix dessins uniques (même pour les vrais jumeaux !).

Pour relever des empreintes, « la poudre marche surtout sur des surfaces touchées récemment. Et nous avons des traces fraîches sur la majeure partie des scènes de crime », explique le capitaine. Mais, il existe des dizaines d’autres techniques pour chercher des traces papillaires sur une scène. La révélation chimique, par exemple. Dans un labo, nous voyons apparaître une empreinte digitale après 48h de traitements. Grâce à des lasers ou des filtres de couleur se dessinent même du sang ou des traces de maquillage. Equipées de lunettes, nous découvrons comment cinq minutes de traitement à la lumière verte fait apparaître des images incroyables.

Révéler des traces sur des enveloppes, même sur du papier poreux mouillé, c’est désormais possible. Le métal, le plastique, le verre ou l’adhésif ? Même pas peur ! Grâce à une sorte de super glue méga intelligente, les gendarmes scientifiques réussissent à mettre en lumière des empreintes des jours, des semaines, voire même des années après. Impressionnant.

« RELIER UN LIEU, UN OBJET ET UN HUMAIN. »

D’ailleurs, avez-vous déjà entendu parler d’empreinte olfactive ? Depuis 2012, le chef d’escadron Cognon travaille sur ce qui s’appelle la chimie analytique, au sein du département Environnement Incendies Explosifs. Ce sont les incendies qui occupent 70% de son temps. Son équipe et lui vont chercher « quel type de produits inflammables a été utilisé », « travailler sur les résidus des incendies, se déplacer pour effectuer des prélèvements ou travailler sur photo ». Leur job ? « Relier un lieu, un objet et un humain ». Les chiens pisteurs de la gendarmerie sont extrêmement doués pour cela, mais leur travail n’est pas exploitable lors d’un procès. Il fallait donc imaginer « une solution complémentaire ». Le chef d’escadron nous explique comment il est possible désormais de « prendre un individu et de l’isoler par l’odeur ». L’idée ? Capturer cette odeur et en isoler les molécules piégées. Lorsqu’elles se retrouvent à l’état de vapeur, cela va permettre de réaliser une chromatographie, comprenez une complexe méthode d’analyse chimique. Le chef d’escadron Cognon nous raconte le test qu’ils ont réalisé avec une ancienne stagiaire qui avait occupé un bureau durant des mois. Les experts ont réussi à capturer son odeur sur le combiné téléphonique, l’ont isolImaginez comment ce procédé – encore en phase de test – va pouvoir à l’avenir faire avancer les enquêtes. « L’odorologie n’est pas reconnue par la justice mais, un jour, probablement que oui ! »

Le chef d’escadron Cognon

Passage express cette fois en zone de médecine légale. Ici, la salle d’autopsie est unique en Europe. Une deuxième salle permet par exemple aux magistrats de suivre l’examen via un écran dans la pièce à côté. Ainsi ne regardent que ceux qui le souhaitent vraiment, ce qui évite quelques évanouissements (et ça, on veut bien le croire). Un peu plus loin, un scanner dédié aux morts, qui permet ainsi de détecter une hémorragie avant une autopsie. Les experts utilisent également la reconstruction 3D pour reconstituer le visage d’un mort défiguré. Ici sont aussi entreposés des squelettes auxquels il va s’agir de redonner une identité. Savez-vous d’ailleurs combien de squelettes sont retrouvés chaque année en France ? 300 ! Et surtout au mois de mai ou lors des périodes de chasse et de cueillette de champignons…

« JE NE PENSAIS JAMAIS ME TROUVER EN PRÉSENCE DE LA PHOTO D’UNE ODEUR. »

En repartant, nous comme anesthésiées. Sonnées. Bluffées aussi. « Ce qui m’a marquée ? On entre dans un autre monde : clos, concentré (en savoir et en technologie) et peuplé de personnes passionnées. Tout y devient incroyable : je ne pensais jamais me trouver en présence de la photo d’une odeur par exemple ! Ces scientifiques remontent littéralement le temps en suivant les traces que l’on laisse en permanence derrière nous. J’ai d’ailleurs été médusée par le nombre de traces que l’on sème partout, juste en existant ! », nous confiera Elise Tielrooy quelques jours plus tard. Et puis, elle va devoir aussi… se remettre au boulot ! « Je vais devoir réécrire quelques scènes de mon prochain roman : j’ai encore du mal à tuer sur papier… », plaisante-t-elle. Le plus dur pour les auteurs de polars ? La scène du meurtre, évidemment !

Merci à tous les « experts » et aussi au Général de brigade Touron, au Colonel JAM et au lieutenant-colonel Chilliard.

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Ils capturent le partenaire sentimental d’un mannequin

Le sujet a déclaré qu'en arrivant à l'appartement, il avait trouvé la femme morte, mais les preuves techniques contredisent cette version et indiquent qu'il est le principal suspect de l'incident.

El Espectador : 21.11.2020 (Colombie)

Le sujet a déclaré qu’en arrivant à l’appartement, il avait trouvé la femme morte, mais les preuves techniques contredisent cette version et indiquent qu’il est le principal suspect de l’incident.

 
 

L’ apparent suicide d’un mannequin érotique dans l’ouest de Cali a pris un autre cours, après une série de tests techniques réalisés par des professionnels sur les lieux, dont les résultats suggèrent qu’il s’agirait d’un cas présumé de fémicide.

Le 22 avril, des policiers sont arrivés dans un appartement à l’ouest de la ville où ils ont trouvé le corps sans vie de Paula Andrea López Flores , qui avait une blessure par balle évidente à la tête . À ce moment-là, la déclaration a été prise d’ Iván Alfonso Rubio Londoño , le partenaire sentimental de la femme, qui a assuré l’avoir retrouvée morte à son arrivée à la résidence. La première hypothèse suggérait qu’il s’agissait d’un suicide . (Lire aussi: le tournage dans la discothèque de Juanchito laisse un mort et un blessé )

Cependant, les membres de la Section des enquêtes criminelles ont continué d’enquêter pour clarifier les faits. Tout a commencé par le processus de collecte d’informations ; Le rapport d’ autopsie a été examiné, dans lequel il a été déterminé que les caractéristiques de la plaie présentée par la victime n’étaient pas le résultat d’un suicide; Il a été effectué la surveillance des caméras de sécurité qui semblent au spectacle en entrant dans la poubelle Rubio Shut où il a été trouvé l’arme à feu

…et des tests effectués par Bluestar (un agent de visualisation du sang à base de luminol) ont montré du sang à différents endroits de l’appartement, y compris dans l’évier.

Tous ces résultats, auxquels s’ajoute la version peu convaincante du partenaire sentimental de la victime, ont été présentés au 47e bureau du procureur de section qui a émis un mandat d’arrêt contre Rubio, qui est entré en vigueur dans les dernières heures. (Vous pourriez être intéressé par: un bébé de sept mois est mort dans une attaque de tueur à gages qui aurait été dirigée contre son père )

«D’après les informations dont nous disposons, ils organisaient déjà une séparation . À ce jour, nous n’avons trouvé aucune plainte officielle devant le bureau du procureur de la famille ou le poste de police pour abus ou violence domestique et les enquêtes qui ont été faites avec les voisins ne donnent aucune indication que la femme a été violée “, a déclaré le colonel Fabián Ospina , police. Sous-commandant métropolitain de Cali, qui a ajouté que le capturé n’avait pas de casier judiciaire.

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Les progrès scientifiques ont fait parler une trace de sang

Maëlys : comment les progrès scientifiques ont fait parler une trace de sang microscopique

FRANCE 3 : 09.12.2019

Elles ont échappé au nettoyage méticuleux de Nordahl Lelandais. Puis, dans un premier temps, à l’attention des enquêteurs. Ce sont des microtraces de sang, découvertes sous des tapis de sol, dans le coffre de l’Audi A3 du suspect de l’homicide de Maëlys de Araujo, qui ont permis de le confondre et de lui arracher des aveux.

Ces dix dernières années, la science a fait de spectaculaires progrès pour faire parler de minuscules taches de sang. « En 2000, il fallait une trace d’un demi-centimètre pour identifier une victime, aujourd’hui on peut le faire quand les traces ne sont pas visibles pour l’œil humain », explique le colonel Patrick Touron, le directeur de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

Du nylon plutôt que du coton

Pour un criminel, il devient de plus en plus difficile de faire disparaître des indices. « La lame d’un couteau peut avoir été soigneusement nettoyée, en démontant l’objet, on peut trouver des traces à l’intérieur du manche qui vont nous être utiles, même s’il n’en reste pas beaucoup. Ou bien dans l’étui », souligne Marie-Gaëlle Le Pajolec, co-directrice de l’Institut Génétique Nantes Atlantique (IGNA).

Depuis une dizaine d’années, toute la chaîne conduisant à l’identification des victimes à partir de leur sang a évolué, à commencer par la détection de cellules sanguines. « Des révélateurs de sang comme Bluestar permettent de trouver des traces invisibles. Il y a aussi des appareils qui déclenchent des lumières à des longueurs d’onde particulières », poursuit Marie-Gaëlle Le Pajolec. Ce sont des outils de ce type qui ont été utilisés pour repérer les microtraces de sang de Maëlys.

L’étape suivante, celle du prélèvement, s’est aussi perfectionnée. « On utilisait auparavant des écouvillons avec des tiges en coton où des moisissures pouvaient se développer. Aujourd’hui, on utilise des écouvillons avec des tiges en nylon qui sèchent beaucoup plus vite », ajoute l’experte de l’IGNA.

Etudier les projections

L’extraction de l’ADN à partir des cellules, ainsi que sa duplication pour les besoins de l’enquête (son « amplification », dans le langage scientifique), sont également facilitées. « Le sang est une matière très riche en ADN. A partir de traces très faibles, on arrive aujourd’hui à obtenir des empreintes. Pour l’extraction de l’ADN, nous avons des kits beaucoup plus performants qu’il y a dix ans », affirme Marie-Gaëlle Le Pajolec. Cette étape qui prenait auparavant une semaine ne demande désormais que quelques heures…

Les enquêteurs peuvent également compter sur les experts en morpho-analyse de traces de sang de trois pôles français, dont l’IRCGN et l’IGNA. Cette discipline, développée en France depuis la fin des années 1990, permet à partir des projections de sang d’élaborer des scénarios : la victime a-t-elle été frappée ? Y a-t-il eu plusieurs protagonistes ? Comme c’est le cas dans le cadre de l’affaire Maëlys, la taille, la forme et la répartition de chaque goutte de sang sont examinées avec attention.

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Des taches de sang invisibles révélées par le « Bluestar »

Affaire Mallouk : le long procès d’un meurtre sans aveux

FRANCE 3 : 09.12.2019

Hafid Mallouk va être jugé durant deux semaines pour le meurtre de sa compagne, une jeune infirmière dont le corps a été retrouvé brûlé dans une forêt de Villers-les-Nancy.

Le chemin judiciaire a été très long et très tortueux pour amener Hafid Mallouk dans le box de la cour d’assises de Nancy. Et son procès s’annonce tout aussi long et tortueux. Il s’ouvrira le 22 janvier à 14 h et doit durer deux semaines.

Deux semaines au cours desquelles des experts en tout genre vont se succéder à la barre. Car dans cette affaire, la Justice a eu recours à quasiment tous les moyens d’investigations scientifiques possibles. Cela n’a pas suffi à vaincre le bloc de dénégations dans lequel s’est enfermé Hafid Mallouk. Mais cela a permis de réduire drastiquement la place laissée au doute.

Ce Nancéien de 39 ans, employé en CDD dans un cabinet d’assurances avant son arrestation, est accusé d’avoir tué sa compagne, Julie Martin, une infirmière de 34 ans avec laquelle il a eu une petite fille. L’affaire remonte au 30 juin 2014. Ce jour-là, en début d’après-midi, la police et les pompiers interviennent au domicile du couple, rue Jean-Prouvé, à côté de la place de la Croix-de-Bourgogne, à Nancy. C’est le frère d’Hafid Mallouk qui les a alertés car il s’est présenté à la porte du logement et personne n’a répondu à ses appels.

Les pompiers entrent par la fenêtre et découvrent le trentenaire enfermé dans la salle de bains. Il est en train de se laver frénétiquement les mains. Des mains qui portent des traces de blessures. L’homme a l’air sous le choc et s’avère incapable de fournir des réponses cohérentes aux questions de la police.

Des taches de sang invisibles révélées par le « Bluestar »

Il est en particulier incapable d’expliquer où est passée sa compagne. Ce comportement suspect incite les policiers à passer au crible l’appartement. Ils ont notamment recours au « Bluestar », un produit qui permet de révéler la présence de taches de sang invisibles à l’œil nu. Ils se rendent alors compte qu’il a y a d’importantes traces de sang un peu partout dans l’appartement, de la salle de bain à la chambre à coucher en passant par la cuisine, et que tout a été nettoyé.

 

Pour les enquêteurs, c’est clair, Julie Martin a été tuée et ils sont sur les lieux de son meurtre. Mais il n’y a pas de cadavre. La victime reste en effet introuvable. Jusqu’au 14 juillet 2014. Un promeneur découvre le corps entièrement carbonisé de la jeune femme dans la forêt de Clairlieu à Villers-lès-Nancy.

C’est le point de départ d’un marathon d’investigations scientifiques. Tout y passe : analyse de la terre du bûcher ainsi que de différents objets retrouvés brûlés avec le corps, autopsie des os calcinés, recherche ADN, étude de la forme des taches de sang mises à jour dans l’appartement de la rue Jean-Prouvé ou, encore, analyses des lignes téléphoniques portables et fixes du couple.

Cela débouche sur un faisceau d’indices accablants contre Hafid Mallouk. Le dernier juge d’instruction en charge du dossier a retenu neuf éléments à charge pour le renvoyer devant la cour d’assises (lire par ailleurs). Le trentenaire persiste toutefois à nier.

Sa santé psychologique semble s’être détériorée depuis qu’il est en détention. Il transforme régulièrement sa cellule en dépotoir ou la dégrade. Quelle sera son attitude à la barre des assises ? Début de réponse le 22 janvier. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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L’assassin d’une vieille dame a avoué avoir été aidé par un tueur à gages

Puno : l'assassin d'une vieille dame a avoué avoir été aidé par un tueur à gages

Diario Correo : 27.05.2017

Il a tué sa femme parce qu’il a rencontré une autre femme.

Il s’est embrouillé tout seul et a finalement dû assumer la responsabilité du meurtre de la femme avec laquelle il a eu 3 enfants. C’est le sort de Dionicio Mamani Laura qui a été envoyé en prison pour 9 mois en attendant sa sentence.

Il a pris un congé anticipé et a accepté toutes les accusations portées contre lui lors de l’audience qui s’est tenue hier vers 8 heures du matin au siège du pouvoir judiciaire dans la ville de Puno.

Andrea Condori Curasi, avec qui il était marié, a été assassinée dans la maison également occupée par Mamani et plusieurs de ses proches qui ont alerté la police à ce sujet. Dans un premier temps, Dionicio a voulu nier tout lien avec le décès.

Les agents de Depincri l’ont découvert rapidement car, après ses déclarations confuses, ils ont décidé d’appliquer un réactif appelé “luminol blue star”.

Grâce à ce produit chimique, ils ont découvert qu’après avoir participé au meurtre, le suspect avait lavé le sang de son partenaire, mais le produit chimique leur a permis de trouver des traces de son crime sur sa peau.

CONFESSION

C’était la pointe de l’écheveau pour tout découvrir car, devant les preuves, le suspect de l’époque a avoué avoir participé au meurtre en compagnie d’un tueur à gages.

Tous deux avaient couvert le visage de la femme pour garantir son silence, tandis qu’avec un couteau, ils poignardaient l’oreiller dans l’espoir de toucher la tête ou le cou de la victime qui tentait de se défendre.

L’une des tentatives a touché l’œil de la vieille femme qui, à cause de la douleur, a tourné la tête et a reçu l’attaque suivante avec l’arrière de la tête. La scène macabre s’est déroulée à 4 heures du matin.

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Une affaire d’or et de sang

DERRIÈRE LES DISPARUS D’ORVAULT, LA TRAGÉDIE FAMILIALE DES TROADEC (Récit France Info)

Une colonne bleu et blanc progresse lentement dans un paysage boisé et détrempé. Chenille mortuaire dans la brume…

…Juge d’instruction, médecin légiste, anthropologue et enquêteurs de la police judiciaire ouvrent le chemin, suivis par une dizaine d’agents de la police technique et scientifique, une cohorte de CRS et de gardiens de la paix. Le groupe se fraie un chemin sur ce terrain accidenté et marécageux, tourmenté par la tempête Zeus qui vient de frapper la Bretagne. En arrière-plan se dressent les bâtiments de la ferme du Stang.

Les têtes sont penchées, à la recherche du moindre indice. Trente-deux hectares à passer au peigne fin pour retrouver des fragments. Des bouts de corps, éparpillés, pulvérisés. Nous ne sommes pas sur le site d’une catastrophe aérienne, mais sur une scène de crime. Les victimes sont au nombre de quatre, Brigitte et Pascal Troadec, 47 et 49 ans, et leurs deux enfants, Charlotte et Sébastien, 18 et 21 ans.

C’est sur cette image, saisie le 8 mars à Pont-de-Buis (Finistère), que se referme l’affaire des disparus d’Orvault, devenue celle de la famille Troadec. Une terrible histoire, commencée quinze jours plus tôt à 280 km de là, dans un pavillon de Loire-Atlantique. Récit.

LA DISPARITION

Toujours pas de message, ni d’appel. Depuis Landerneau (Finistère), Denise se fait du mauvais sang. Voilà plusieurs jours qu’elle n’a pas de nouvelles de sa fille, qui vit à Orvault (Loire-Atlantique).

Son téléphone ne répond plus. Brigitte a pourtant l’habitude de l’appeler toutes les semaines. A quelques rues de là, Hélène est tout aussi inquiète. Aucun signe de sa sœur ni de sa famille. Elle n’y tient plus et appelle à son travail, le centre des impôts de Nantes. Brigitte ne s’est pas présentée lundi 20 février, le jour où elle était censée reprendre, après quelques jours de vacances. L’angoisse monte. Hélène contacte la police pour signaler sa disparition.

Les policiers débarquent au pavillon de la famille Troadec, situé dans un quartier résidentiel d’Orvault. Les volets sont fermés, la maison d’un étage est vide. Le chauffage est coupé, il fait 8°C. Les draps ont été retirés des lits. Dans la salle de bains, ni brosse à dents, ni brosse à cheveux. Une tasse et un verre sont retrouvés dans l’évier de la cuisine. Dans le frigo, plusieurs aliments sont périmés. Des draps, pas tout à fait secs, sont étendus à l’intérieur. Du linge humide se trouve encore dans la machine à laver.

C’est comme si la maison s’était arrêtée de vivre à un instant T. (Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes, dans Presse Océan).

Les enquêteurs remarquent des traces rosâtres dans l’escalier, comme si du sang avait été essuyé sommairement. Dans une pièce du rez-de-chaussée, un téléphone portable et ses oreillettes sont maculés de sang, une paire de chaussettes aussi. Les agents de la police technique et scientifique arrivent en renfort. A l’aide du Bluestar, ils détectent d’autres traces de sang en quantité importante à l’étage. Une montre, cassée et tachée de sang, est découverte sous un lit. Tout laisse penser qu’une “scène de violences”, selon les mots du procureur, s’est déroulée dans cette maison. Les analyses confirment rapidement ces craintes : le sang appartient bien à trois membres de la famille, Brigitte, Pascal et Sébastien.

Une maison vide, des traces de sang, pas de corps… L’affaire en convoque aussitôt une autre, qui a marqué les esprits à Nantes. En 2011, les dépouilles de la femme et des quatre enfants de Xavier Dupont de Ligonnès étaient retrouvées après plusieurs jours sous la terrasse d’une maison bourgeoise de la Cité des ducs. Le père, meurtrier présumé, est toujours introuvable aujourd’hui. Dans le cas Troadec, l’enquête, ouverte pour “homicides volontaires, enlèvements et séquestrations”, s’oriente rapidement vers un membre de la famille. D’autant qu’un détail intrigue les enquêteurs. Devant la maison, les deux voitures du couple, une Audi et une BMW, sont toujours stationnées. Mais celle du fils, une Peugeot 308, manque à l’appel.

LA FAUSSE PISTE DU FILS

L’enquête de voisinage commence. Avec son lot de banalités. Les Troadec sont décrits comme “des gens réservés”, qui vivaient à Orvault depuis au moins dix ans. “Des gens qui ne faisaient pas parler d’eux et qui n’avaient pas forcément envie de nouer des relations”, selon une voisine. Dans le quartier, les “bonjour” du matin se sont taris au fil du temps.

Certains évoquent les “troubles dépressifs” dont le père, employé dans une PME spécialisée dans la fabrication d’enseignes lumineuses, a souffert “par le passé”. En miroir, son fils est dépeint comme ayant “souffert de fragilités psychologiques”. La piste d’un différend familial père-fils se dessine. Enquêteurs et médias épluchent la vie numérique de l’adolescent, étudiant en deuxième année de BTS Systèmes numériques à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). Le fils de Xavier Dupont de Ligonnès était scolarisé dans le même établissement. La machine à fantasmes s’emballe.

Sébastien avait créé, comme beaucoup d’ados de son âge, plusieurs profils sur différents réseaux sociaux. Au milieu de centaines de commentaires anodins, quelques messages anciens suffisent à obscurcir le portrait du jeune homme. En 2014, alors âgé de 18 ans, il tweete : “J’en peux plus, j’veux crever mais j’en suis même pas capable”. Sur le forum Ask.fm, quelqu’un lui demande s’il est “possible de justifier un meurtre”. “Ça dépend”, répond-il. “La chose que je déteste le plus ? Mon reflet”, écrit-il encore, prompt à se dénigrer ou à évoquer sa propre mort.

Dans 30 ans, je suis mort depuis 27 ans.

Sébastien Troadec, sur son compte Twitter, en 2014.

Sébastien Troadec confie également sur les réseaux sociaux sa mésentente avec son père. “Ces bon j’en est marre , je vais au commiseria porter plainte contre mon père”, “pour harcelement morale :'( #LT”, tempête-t-il en avril 2013. “Mon père = gros con de putain denculer alcoolo car il pète la douche et dit que c’est ma faute alors que ces lui le dernier à en avoir pris”, fulmine-t-il une semaine plus tard. Il y a aussi ce message, en date du 1er mai : “Si ont savait réellement ce qui se passer dans ma tête ont me prendrer pour un fou sans morale”. Des photos de lui posant avec un couteau ou le visage dissimulé par un foulard sont relayées dans les médias. Le Parisien exhume une condamnation à des travaux d’intérêt général en 2013 pour des menaces de mort.

Si certains témoignages confirment la personnalité “un peu spéciale” de Sébastien, ses amis font valoir qu’il ne s’agit que de la construction d’un personnage en ligne. Dans Le Parisien, sa tante maternelle assure que “Sébastien allait de mieux en mieux depuis son entrée en BTS. Il avait de nombreux copains et sortait avec eux le week-end. Il était plus ouvert. Mon neveu s’était littéralement métamorphosé. On le sentait mieux dans sa peau.”

Il n’empêche. Si les enquêteurs restent prudents et explorent toutes les pistes, l’avis de recherche diffusé à la France entière mentionne la possibilité d'”un funeste projet” du fils, “visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même”. Parmi les éléments troublants, son portable, le dernier à avoir été éteint dans la nuit du 16 au 17 février.

LE JEU DE PISTE MORBIDE

L’affaire des disparus d’Orvault tient le pays en haleine. Mais l’enquête patine. Du moins en apparence.

Les journalistes se raccrochent aux minces éléments qui filtrent : Charlotte, 18 ans, serait allée porter plainte avec sa mère au commissariat le jour de la disparition. En cause, un piratage de sa carte bancaire pour acheter des jeux vidéo… Les regards se tournent à nouveau vers Sébastien, présenté comme un “geek”. Mère et fille auraient ensuite acheté des sushis. Consommables jusqu’au 17 février, ils ont été retrouvés dans le frigidaire. Autant d’indices relatés par la presse mais qui n’apportent pas le début d’une piste sérieuse…

Un détail chiffonne les enquêteurs : le sang de Charlotte, scolarisée depuis la rentrée dernière au lycée Notre-Dame de Fontenay-le-Comte (Vendée), en première année de BTS, n’a pas été retrouvé dans la maison. Que lui est-il arrivé ? Des billets d’avion pour le Portugal, en date du 10 avril, sont par ailleurs saisis dans la boîte aux lettres.

Nous sommes le 27 février, dix jours après la disparition des Troadec, et le mystère reste entier. Le parquet ouvre une information judiciaire et désigne deux juges d’instruction. Deux jours plus tard, l’affaire connaît son premier rebondissement : un pantalon, une carte bancaire et la carte Vitale de Charlotte sont retrouvés par une joggeuse à Dirinon (Finistère), près de Brest. A 500 mètres, les enquêteurs découvrent le lendemain deux livres de jeunesse appartenant à Pascal Troadec. Mais le véritable tournant s’opère avec le repérage de la voiture de Sébastien sur le parking d’une église à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le tapis de sol a disparu, mais aucune trace de sang n’est visible à l’œil nu.

Pour le psycho-criminologue Jean-François Abgrall, l’auteur des faits “privilégie la désorientation des enquêteurs”. Lors d’une nouvelle conférence de presse, attendue avec fébrilité par tous les médias, le procureur Pierre Sennès confirme “un possible jeu de piste morbide” et une “affaire hors normes”. Le magistrat balaie par ailleurs l’hypothèse de la carte bleue de Charlotte volée ou utilisée par Sébastien. L’adolescente et sa mère se sont présentées à la banque, et non au commissariat, pour faire opposition sur la carte de Charlotte. Celle-ci avait acheté elle-même des crédits de jeux vidéo sur internet, pour les offrir à Sébastien, et s’était rendu compte que la somme débitée via un serveur américain dépassait le prix d’achat. La piste du frère semble s’éloigner.

LES AVEUX DU BEAU-FRÈRE

fficiellement, la voiture de Sébastien n’a pas encore livré ses secrets. Le procureur avait prévenu : les résultats des analyses ne seront pas communiqués en temps réel, pour préserver l’enquête. Officieusement, les enquêteurs tiennent un indice de taille : l’ADN d’Hubert Caouissin, le beau-frère de Pascal Troadec, a été retrouvé dans le véhicule – sur l’appuie-tête, selon Le Parisien. Autre point tenu secret : le compagnon de Lydie Troadec, la sœur de Pascal, a également laissé son empreinte génétique dans le pavillon d’Orvault, sur un verre.

S’il est impossible de dater cet ADN, ces éléments contredisent la version de l’individu, entendu dans les tout premiers temps de l’enquête. Lors de sa garde à vue, Hubert Caouissin avait expliqué n’avoir pas vu les Troadec depuis longtemps, en raison d’un conflit autour d’un prétendu héritage. Le 5 mars, l‘homme et sa compagne sont de nouveau placés en garde à vue. L’information circule, donnant une toute nouvelle orientation à ce drame.

Le temps presse, les enquêteurs ont déjà entamé le crédit d’heures de la garde à vue. Dans la nuit, Hubert Caouissin craque et passe aux aveux. Oui, il a tué les quatre membres de la famille Troadec pour une histoire “de pièces d’or”. La France se réveille avec le nom d’un coupable présumé. Quelques heures après, Pierre Sennès accorde une nouvelle conférence de presse et transporte littéralement les auditeurs sur les lieux du quadruple meurtre. Un récit d’une traite, sur la base des déclarations du quadragénaire.

Dans la soirée du jeudi 16 février, Hubert Caouissin se rend devant le pavillon d’Orvault avec “l’intention d’espionner pour voir s’il pourrait recueillir des informations sur ce problème successoral”. Il applique “un stéthoscope” sur la fenêtre pour tenter d’écouter à l’intérieur de la maison. Plus tard dans la soirée, le suspect attend que la famille se couche pour pénétrer dans le domicile et se cacher dans la buanderie. “Il entre avec l’intention de récupérer une clé aperçue sur un meuble”, poursuit le magistrat. Mais en voulant atteindre son but, le suspect fait du bruit, attirant l’attention du couple Troadec, qui descend au rez-de-chaussée “avec un pied-de-biche”. Hubert Caouissin parvient à s’en emparer. Refusant de donner des “détails plus précis”, le procureur évoque une “scène criminelle d’une grande violence”.

La suite du scénario est racontée par Pierre Sennès puis précisée par Le Parisien les jours suivants : Hubert Caouissin reste chez les Troadec jusqu’au petit matin, avant de rentrer chez lui à la ferme du Pont-de-Buis, où il vit retranché depuis deux ans avec Lydie Troadec. Selon le quotidien, le meurtrier présumé se confie aussitôt à son fils de 8 ans, avant même d’en parler à sa compagne.

Tu verras, on va te dire que ton père est un monstre. Mais je vais t’expliquer et te dire la vérité.

Hubert Caouissin à son fils, selon des propos rapportés par Le Parisien.
Le couple repart à Orvault dans la soirée du 17 au 18. Hubert Caouissin lessive la maison pendant que Lydie attend dans une voiture avec un talkie-walkie, précise Le Parisien. Détail macabre rapporté par le journal : épuisé par le nettoyage, le meurtrier présumé se serait endormi quatre heures dans le lit de Sébastien. Le duo repart avec les cadavres, chargés à bord de la 308. “Pendant deux à trois jours, Hubert Caouissin va s’efforcer de faire disparaître les corps, relate Pierre Sennès. Il semble que les corps aient été démembrés, une partie enterrée, l’autre partie brûlée.”

Ensuite, aidée par sa compagne, Hubert Caouissin nettoie le véhicule de Sébastien et le laisse à Saint-Nazaire “un petit peu au hasard”. “Son idée était d’orienter les fouilles vers le port. Une sorte de diversion”, souligne le magistrat. Le suspect a également emporté des affaires de la famille pour faire croire à un départ en vacances. Hubert Caouissin est mis en examen pour “assassinats” et “atteinte à l’intégrité d’un cadavre”, sa compagne pour “modification de l’état des lieux d’un crime et recel de cadavres”. Tous deux sont écroués.

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Le tueur d’une femme âgée a avoué qu’il avait été aidé par un tueur à gages

Puno : l'assassin d'une vieille dame a avoué avoir été aidé par un tueur à gages

Diario Correo : 27.05.2017

Il a tué sa femme parce qu’il a rencontré une autre femme.

Il s’est embrouillé tout seul et a finalement dû assumer la responsabilité du meurtre de la femme avec laquelle il a eu 3 enfants. C’est le sort de Dionicio Mamani Laura qui a été envoyé en prison pour 9 mois en attendant sa sentence.

Il a pris un congé anticipé et a accepté toutes les accusations portées contre lui lors de l’audience qui s’est tenue hier vers 8 heures du matin au siège du pouvoir judiciaire dans la ville de Puno.

Andrea Condori Curasi, avec qui il était marié, a été assassinée dans la maison également occupée par Mamani et plusieurs de ses proches qui ont alerté la police à ce sujet. Dans un premier temps, Dionicio a voulu nier tout lien avec le décès.

Les agents de Depincri l’ont découvert rapidement car, après ses déclarations confuses, ils ont décidé d’appliquer un réactif appelé “luminol blue star”.

Grâce à ce produit chimique, ils ont découvert qu’après avoir participé au meurtre, le suspect avait lavé le sang de son partenaire, mais le produit chimique leur a permis de trouver des traces de son crime sur sa peau.

CONFESSION

C’était la pointe de l’écheveau pour tout découvrir car, devant les preuves, le suspect de l’époque a avoué avoir participé au meurtre en compagnie d’un tueur à gages.

Tous deux avaient couvert le visage de la femme pour garantir son silence, tandis qu’avec un couteau, ils poignardaient l’oreiller dans l’espoir de toucher la tête ou le cou de la victime qui tentait de se défendre.

L’une des tentatives a touché l’œil de la vieille femme qui, à cause de la douleur, a tourné la tête et a reçu l’attaque suivante avec l’arrière de la tête. La scène macabre s’est déroulée à 4 heures du matin.

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